Ceci a lieu ce soir et…

spuc2017Nous sommes dans le temps de la Semaine de Prière pour l’Unité des Chrétiens. Pour moi, cette année, à Auxerre, ça a d’autant plus de sens de la vivre que cette unité, nous la vivons toute l’année, en particulier à travers le groupe « Bible et jeunes ». Celui-ci réunit des ados de 13 à 17 ans, catholiques et protestants, autour de la Bible et d’un thème qu’ils peuvent choisir.

Aujourd’hui, nous nous rassemblons donc lors d’une célébration. Rendez-vous aujourd’hui, vendredi 20 janvier, à 18h30,  à l’église Sainte-Thérèse des Rosoirs (15, rue du 4° R.I.), Auxerre. N’hésitez pas à apporter quelque chose à manger et à partager pour prolonger le temps liturgique.

Dimanche aussi! Célébration œcuménique, ce dimanche 22 janvier, à 16h, Maison Paroissiale du Pâtis, Tonnerre

Lors de ces deux temps, vous êtes tous les bienvenus!

Un site en sommeil? Réveillons-le!

Plus d’un mois sans vous donner de nouvelles? Comme s’il ne s’était rien passé… C’est du boulot aussi de tenir à jour ce site. Et je ne l’ai pas fait. Ma bonne excuse? Un mois de décembre bien rempli: plusieurs veillées de l’Avent chez l’habitant, la fête de Noël avec les enfants, la veillée de Noël à Druyes-les-Belles-Fontaines, le culte de Noël… Quoi souligner de tout ça? La joie d’être réunis à quelques-uns chez l’un ou chez l’autre et de pouvoir partager des choses profondes et parfois personnelles… Cette autre joie d’être réunis avec les enfants et de préparer avec eux et les parents la fête de Noël. Je garde précieusement l’image de chacun d’eux avec des couleurs dans les mains. Et le sourire aux lèvres. Je garde aussi précieusement à l’esprit l’idée des parents qui remplissent les sachets de sablés. Et puis la décoration du sapin, les bougies allumées, cette petite qui éteint celles qu’elle peut, ces ados qui font résonner leurs instruments de musique, ces ados qui nous offrent un sketch sur le Notre Père, les dessins des enfants grecs qui habillaient notre espace… Quand je relis ça, comme j’aimerais que ce soit Noël tous les jours pour nous tous… En moi, ça l’est, d’ailleurs. A lire, dans « Le Lien » dernier, quelques échos. Et à voir… Bientôt en ligne.

Se laisser inspirer par Dieu, donc

Le récit de la Genèse raconte que Dieu a créé l’humain avec la glaise et en lui insufflant son souffle. Je suis très frappée par cette double origine. Pas sûr que ce soit juste symbolique, si on y réfléchit un peu. Quant à dire que c’est une fois pour toutes… Bref, c’est en nous donnant son souffle que Dieu nous crée. Or, voilà un don répété, renouvelé. Je vais chercher, puiser son souffle dans la prière. La prière, on y va avec audace parce que… à quoi ça sert de prier Dieu quand on a l’impression que son souffle et notre respiration, c’est pareil? Oui, la prière, on y va avec audace parce que… à quoi ça sert de prier quand on ne sait pas très bien qu’il réponde? Et puis, on y va avec folie quand on pense aux moqueries de tous ceux qui ne comprenne pas très bien comment on peut prier… Mais, peut-être surtout, on y va avec conviction, parce qu’à chaque fois, on sent bien que, dans la prière, on reçoit à nouveau le souffle que Dieu donne.

journée d’église 16 octobre 2016: joie! joie! joie!

J’ai laissé couler un peu d’eau sous les ponts. Pour laisser couler en moi ce qui s’est passé pendant cette journée. Nombreux au culte. Un peu moins au repas. Loin d’être trop peu nombreux pour le temps de l’après-midi. Qu’est-ce qui a été entendu par chacun? Comment le saurais-je? Qu’est-ce qui a été partagé? Pas mieux! La musique, sans doute, et les chants. Rien que d’entendre les quatre musiciens jouer ensemble à l’improviste, joie! Rien que de voir que nombreux avaient jugé important d’être présents autour du conseil presbytéral pour la reconnaissance de ministère, joie! Rien que d’entendre la prédication de mon collègue Andy Buckler, joie! Rien que d’entendre les voix et les rires se mêler pendant le temps du repas, joie! Rien d’apercevoir des personnes, dont je n’escomptais pas cela, rester pour l’animation de l’après-midi, joie! Rien que d’entendre le ping-pong entre Andy et les réactions, joie! Rien que d’entendre parler du témoignage que nous portons, que c’est difficile mais possible, et transportant, et transformée, joie! Je ne sais pas ce que les uns et les autres ont entendu. J’ai décidé de ne pas creuser tout de suite ce que j’avais entendu. J’attends et je laisse la place pour la parole des autres. Pour cheminer ensemble.

 

Le viol comme arme de destruction massive

Congo, terre au sol riche. Richesses convoitées. Métaux rares. Vol de multi-nationales au-dessus… Terres dépouillées. L’attrait de l’argent est toujours dans les sales affaires. Et c’en est une. Viol de la terre et viol des femme! Et des enfants!! Parfois la même femme par cinq hommes différents. Bref, une tournante, comme on dit ici. Et avec une violence telle que ces femmes sont littéralement déchirées. Avec une violence telle qu’on ne distingue plus dans une enfant le vagin de l’anus. Et je repense à un propos de ce film qui me dégoûte et me provoque des frissons. Ce film, « Le docteur qui répare les femmes », raconte comment des milliers de femmes et d’enfants ont été violées par des hutus venus se réfugier au Congo-Zaïre, parce que leur tribu était massacrée et exécutée. Oui, comment ils ont violé des femmes et des enfants du Congo-Zaïre alors qu’ils avaient accueillis dans ce pays. Je demande pourquoi. Et je demande pourquoi maintenant ce sont des hommes du pays qui violent à leur tour. Enfin, je demande pourquoi nos institutions se taisent et laissent faire.

Différences spirituelles, sources de richesses ou de conflits?

Nous vivons dans un monde métissé, à tous points de vue. Et il faut apprendre à vivre là-dedans, avec toutes les différences que ça implique. On peut considérer que ces différences sont source de richesses. Je veux le croire! Mais la réalité, c’est que ce n’est pas simple. Non seulement nous vivons dans un monde métissé, mais nous vivons aussi dans un monde qui fabrique de l’isolement et du communautarisme. Si bien que beaucoup d’entre nous ne croisent plus beaucoup de gens qui sont différents et qui pensent différemment. Encore moins croisons-nous des gens avec qui échanger sur ce qui nous distingue. Pourtant, ne sommes-nous pas assez forts dans nos convictions, assez forts dans notre foi, pour pouvoir dialoguer avec des gens qui ne pensent pas comme nous, qui ne prient pas comme nous, qui ne confessent pas le même Dieu? Nous avons entendu avec le représentant musulman que c’est la volonté de Dieu que nous dépassions nos différences pour dialoguer. Le lama a évoqué les 84000 dharma pour affirmer qu’il n’y a pas qu’une seule voie spirituelle selon le bouddhisme. Le théologien catholique a raconté le sentiment de communion qui avait pu l’habiter lors d’un culte protestant ou au sein d’une mosquée. Un intervenant est venu nous rappeler que notre laïcité implique pour chacun la liberté de conscience et la liberté de culte. Notre République nous offre les éléments de base pour une reconnaissance mutuelle entre les différentes religions et confessions.

En chacun de nous présents, le désir de reconnaître les différences spirituelles comme sources de richesses. Pourtant, les tensions étaient là, même si nous ne voulions pas leur donner le pouvoir. La bonne nouvelle, c’est que, si nous pouvions ressentir ces tensions, cela signifie que le sujet n’était pas un sujet de convenance. Avec le théologien catholique, reconnaissons que le débat interreligieux est plein de richesses mais suscite aussi ces tensions. Ne soyons pas naïfs. Mais il est remarquable que, voici, nous en sommes arrivés à aborder un sujet sensible. Une confiance s’est donc installée au fil des années. Elle est encore fragile sans doute. Mais elle est là. A nous de l’entretenir et de la garder vivante.

La bonne nouvelle de la catéchèse oecuménique

En l’espèce de quelques jours, la catéchèse œcuménique (nouveauté ici!), les Rencontres Interreligieuses de Vézelay (qui s’étirent vers l’interconvictonnel) et la soirée œcuménique de Joigny. Avec, dans chaque temps, le souci du vivre ensemble. Avec, dans chaque lieu, la possibilité d’être assis à la même table, mais parler ensemble ou bien parler les uns après les autres? Etre vraiment assis à la même table ou bien simplement assis les uns à côté des autres? Bien sûr, réjouissons-nous de pouvoir être, dans ces différents temps, rassemblés. Bien sûr, réjouissons-nous de pouvoir simplement écouter nos différentes façons de parler d’un même sujet. Mais, je dois dire que je suis frappée que, dans le temps avec les ados, on n’a pas pris le temps des politesses; au contraire, j’ai eu l’impression de me trouver dans un tourbillon: tout le monde parlait ensemble. Vous imaginez? Des ados qui ne se font pas prier pour parler! Des gens qui ne cherchent pas à savoir qui vient de quelle église! Des gens qui ne s’inquiètent pas de repérer les différences. Et qui, pour terminer, se retrouvent à la même table pour manger ensemble, en partageant éclats de voix et éclats de rire. Cela dit, à la même table du petit déjeuner (conclusion des Rencontres Interreligieuses, qui se souciait lundi matin de demander à son voisin à quel titre il était là? Nous avons tous ensemble mangé du kouglof. Et tous déclaré que c’était bon.

 

Pourquoi ça, ça ne se partagerait pas?

Ok pour partager avec toi la bonne humeur d’un match de basket ou d’un match de foot

Ok pour partager avec toi la bonne humeur d’une séance de ciné ou d’un concert

Ok pour partager avec toi la joie d’une fête de famille ou d’une fête entre amis.

Mais, si tu savais combien je désire partager avec toi la Joie qui vient du Seigneur Jésus-Christ!

Tu en doutes? Tentes le coup!

Retrouvons-nous chaque dimanche au culte: 10h30, temple d’Auxerre, rue Saint-Pélerin

(Au plus près, gare-toi sur les quais)

Quel chemin pour aller à Dieu?

Prenez une carte de randonnée. Repérez un GR. C’est simple de suivre le chemin. Puis vient le moment où ce GR se divise en deux. C’est le même GR mais il y a deux branches. Lequel suivre de préférence? Ces deux chemins, tôt ou tard, se rejoignent. Et ils mènent au même point d’arrivée. C’est l’essentiel, non?

Image donnée par un ami chrétien.

Je suppose que, si je connaissais un peu mieux chacun de ces chemins, je choisirais le plus agréable des deux. Cela aussi est subjectif, n’est-ce pas?